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Orphelinat de Tsimoka

ATSIMO : CR de l’AG de septembre 2013

Compte rendu de l’Assemblée générale du vendredi 13 septembre 2013

Etaient présents ou représentés : 51 personnes

Avant de commencer la lecture du rapport d’activités, nous avons fait un point sur l’état de Madagascar : la situation s’est encore dégradée depuis l’année dernière. La grande pauvreté touche de plus en plus de monde et affecte aussi la moyenne bourgeoisie urbaine. Cette situation entraine beaucoup de vols, aussi bien en ville qu’à la campagne, qui s’accompagnent d’actes de violence.
La police et la gendarmerie ont peu de moyens pour agir, l’Etat est déliquescent, la population n’a plus confiance en la justice et on assiste à des actions d’autodéfense qui peuvent aller jusqu’au lynchage.
Les élections présidentielles nécessiteront un deuxième tour le 20 décembre. Beaucoup craignent que, si le camp du président de l’actuelle « transition » perd, on assiste à des violences de la part de l’armée qui le soutient depuis 4 ans bientôt.
Les activités continuent malgré tout, on se débrouille…

Nous avons ensuite commenté ce long rapport dont vous trouverez l’essentiel en pièce attachée.

L’ensemble des membres présents a apprécié l’orientation des actions de Tsimoka. Face à cette situation, l’équipe est réactive et fait d’énormes efforts pour subvenir aux besoins des pensionnaires de la grande maison de façon de plus en plus autonome : l’alimentation est assurée en grande partie par les produits de la ferme (légumes, viande). Certains des ateliers – centres d’apprentissage dégagent des bénéfices. Les résultats scolaires sont bons. L’état de santé est satisfaisant, nous notons un très net recul du paludisme. Par contre les 30 villages voisins de Tsimoka et aidés par le Centre ont de plus en plus de mal, les familles n’ont souvent qu’un repas par jour.
Vous pourrez constater enlisant la page « comptes » que nous n’avons pas envoyé d’argent cette année. En effet, ils ont reçu un don exceptionnel de l’association de la région de Nice, et surtout, pour la première fois, la dotation à laquelle ils avaient droit depuis longtemps du Ministère de la population.
Ils nous ont donc demandé de garder l’argent sur le compte en France, car ils craignent beaucoup d’avoir une grosse somme sur leur compte là bas, surtout en cette fin d’année.

Ils n’ont pas voulu envoyer de projets précis pour 2014, vous verrez en lisant le rapport que cela ne manque pas…Ils nous les enverront en janvier.

Les comptes d’Atsimo ont été approuvés à l’unanimité.
Pour l’exercice écoulé du 13 novembre 2012 au 15 novembre 2013
- Nous avons récolté 8515€ (dons) et 1288€ (concert)
L’excédent est de : 9803 €
Les frais de fonctionnement sont nuls et le solde en banque à fin novembre 2013 est de 10811,57€.

Le Bureau est reconduit et la soirée s’est terminée autour d’un repas malgache, sauf pour les desserts très variés.
Pour ceux qui souhaitent continuer avec nous, vous pouvez envoyer votre chèque pour 20123 avant la fin de l’année. Si ce n’est déjà fait, envoyez aussi votre adresse mail à mdbeaudouin@yahoo.fr, nous ferons ainsi des économies de timbres postaux.

Amitiés et bonne année

La Présidente, Monique Beaudouin

voir dans "documents" c-dessous le rapport complet de l’AG sous les rubriques A,B et C

ATSIMO-TSIMOKA

Bref historique 1985-2012

L’histoire commence au cours des années 80. Jean Roger Ramanantsalama (journaliste à la TV malgache) et sa femme Gisèle habitent un quartier très populaire de Tana. Ils sont quotidiennement confrontés à des enfants de tous âges abandonnés et mourant souvent dans la rue. Refusant l’inévitable ils commencent en 1985-86 à recueillir chez eux, avec leurs trois garçons, des enfants en bas âge voire nouveaux nés. Ils les soignent, les nourrissent et leur assurent un couvert. Tout cela se fait sans eau courante, dans les conditions les plus difficiles. En 1987 ils hébergent 16 orphelins.
A Paris se crée en 1988 une association, ATSIMO (association des amis de Tsimoka) sous l’impulsion d’un couple, Denis et Monique Beaudouin, qui ont vécu deux ans à Tana dans le cadre des services de cooperation (service national). C’est alors qu’en 1991 un journaliste de France Inter, Daniel Mermet, leur consacre une longue émission qui souligne la valeur exemplaire de cet engagement et fait connaître AKANY TSIMOKA ( association bourgeons en malgache) qui existe officiellement depuis 1990. Pour pouvoir faire face aux dépenses que génère l’organisation, Jean Roger et Gisèle impliquent les mères de certains des enfants en créant un atelier de broderie. Avec du materiel récupéré ils éditent des documents scolaires qu’ils commercialisent.
Des français et des allemands ( Gisèle a été formée en Allemagne) s’intéressent à eux. Les premières années l’aide extérieure à TSIMOKA s’est faite surtout sous deux formes : commercialisation des productions artisanales du club des mamans de Tana et parrainage d’enfants. C’est à cette époque qu’à l’occasion d’un voyage en France Jean Roger et Gisèle sont venus à Nevers présenter leur organisation à notre club ( à l’initiative de C. Bonhomme et Simone déjà impliqués à titre personnel) et qu’il fut décidé d’en faire une action pérenne. En effet il avait été reconnu que cette action s’inscrivait parfaitement dans la philosophie générale du Rotary.
Le club fut parrain de quatre enfants pendant trois ans, a vendu pour le compte d’ATSIMO des tissus brodés et a participé à la fourniture de matériel et de médicaments (en 1993). Nous ne sommes pas les seuls, le Club de Paris, le club Soroptimist de Nevers et un certain nombre des personnes isolées ont fait de même.
TSIMOKA a rapidement constaté la nécessité d’un suivi médical des enfants ce qui s’est organisé avec le recrutement d’un médecin qui a très vite étendu son activité à la population d’alentour.
Malgré l’aide apportée de l’extérieur la gestion de l’ensemble de l’entreprise était fragile. Il fut nécessaire de revoir les modalités d’aide extérieure et le fonctionnement par parrainage d’enfants fut, en France, abandonné au profit d’une aide financière ciblée. Ceci s’avéra très utile car le nombre d’enfants recueillis ne cessant d’augmenter ( 35 en 1991) il apparut nécessaire de créer une structure assez importante pour faire face au problème. Ce fut à 15 km de Tana l’achat d’un terrain et l’implantation d’un bâtiment répondant à des conditions d’hygiène et de logement correctes.
Le nouveau centre AKANY TSIMOKA II fut inauguré en 1993. ATSIMO a participé à sa réalisation en finançant des infrastructure pour lesquelles l’utilisation des fonds attribués pouvait être effectivement controlée. Le centre qui très rapidement a compté une centaine d’enfants créa une école et un dispensaire avec une petite pharmacie. Continuant ses implications citadines, le dispensaire fut ouvert à la population d’alentour.
Au fil des années l’école (elle a reçu l’agrément de l’Education Nationale en 2001) se développa avec la création progressive de nouvelles classes, la création d’une bibliothèque et l’engagement d’institutrices. Une classe de formation professionnelle en mécanique fonctionna pendant longtemps.
La transition pour la gestion s’est faite efficacement entre les parents et deux de leurs fils, maintenant mariés, bien formés à une gestion rigoureuse. Le centre participle à un programme alimentaire de l’UNESCO, et est très impliqué dans la surveillance sanitaire des villages alentour. Il participe également au développement de l’artisanat local et à sa commercialisation par l’intermédiaire d’un réseau de commerce solidaire, notamment vers les USA.
Entre temps TSIMOKA fut reconnu comme ONG du gouvernement malgache en 1995 ce qui n’apporta aucun avantage particulier mais imposa un certain nombre de contraintes. Après création d’un nouveau centre AKANY TSIMOKA III la population totale atteignit en 1999 127 pensionnaires à quoi s’ajoutaient 110 personnes au village III. Hélas la situation politique et économique du pays se dégrada. Des réglements administratifs contraignants aboutirent pendant un certain temps à l’abandon du recueil de nouveaux nés et de très jeunes enfants. Ce n’est que depuis trois ans que de nouveau cet aspect de l’activité a repris. Ceci explique la diminution notable du nombre des pensionnaires jusqu’en 2010.
Notre club fut de nouveau impliqué activement pour la fourniture de médicaments dans les années 2008-2009. Dans ces mêmes années TSIMOKA a bénéficié de l’attribution d’une vaste étendue de terrain à une centaine de km de Tana vers l’est, avec un bail de très longue durée. Une ferme y est en cours de réalisation et permet déjà de fournir le centre en légumes variés.
Malgré l’insécurité croissante, la situation politique préoccupante et la survenue de deux cyclones ravageurs ce printemps le fonctionnement se maintient à un niveau satisfaisant. Le rapport annuel reçu récemment avant l’AG d’ATSIMO montre que l’équipe dirigeante continue de choisir des objectifs raisonnables et gère avec maîtrise la situation. Cependant, bien que les produits de Tsimoka financent environ 25% des dépenses, l’aide extérieure reste d’autant plus nécessaire que l’inflation est considérable et ne risque pas de s’atténuer.

Publié le vendredi 11 janvier 2013, par ADMIN NEVERS, et mis à jour le 6 octobre 2016.

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